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Affichage des articles du décembre 20, 2018

There there, Tommy Orange

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Avant de propulser son lecteur dans son premier roman, Tommy Orange  prend le temps d’un prologue, dans lequel il dénonce l’image d’Épinal du bon indien, entretenue depuis des décennies par l’Amérique. Ce peau-rouge stoïque dont le profil a orné les pièces de 5 cents et a été présent sur la mire de la TV américaine jusqu’aux années 1970.
Ces fiers guerriers dont Hollywood n’hésitait pas à dénaturer la représentation en confiant les rôles à des acteurs blancs grimés, des figurants qui servaient avant tout de faire-valoir au valeureux héros blancs.
Il rappelle comment ces populations indigènes ont été décimées et spoliées par les colons, parquées dans des réserves puis incitées par l’Indian Relocation Act à s’installer dans les villes, à la fin des années 1950, donnant ainsi naissance à des générations d’Urban Indians, « indiens des villes », qui représentent aujourd’hui 70 % des Native Americans. Une hérésie pour ces peuples dont la spiritualité est fondamentalement liée à leur envir…

“Just ’cause you feel it doesn’t mean it’s there.”

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Rolling HeadWe’ve been defined by everyone else and continue to be slandered despite easy-to-look-up-on-the-internet facts about the realities of our histories and current state as a people. We have the sad, defeated Indian silhouette, and the heads rolling down temple stairs, we have it in our heads, Kevin Costner saving us, John Wayne’s six-shooter slaying us, an Italian guy named Iron Eyes Cody playing our parts in movies. We have the litter-mourning, tear-ridden Indian in the commercial (also Iron Eyes Cody), and the sink-tossing, crazy Indian who was the narrator in the novel, the voice of One Flew Over the Cuckoo’s Nest. We have all the logos and mascots. The copy of a copy of the image of an Indian in a textbook. All the way from the top of Canada, the top of Alaska, down to the bottom of South America, Indians were removed, then reduced to a feathered image. Our heads are on flags, jerseys, and coins. Our heads were on the penny first, of course, the Indian cent, and then on t…