Articles

Affichage des articles du août 31, 2018

Le garçon qui se taisait, Lois Lowry

Image
« Et je me demandais alors, comme je me demande encore aujourd'hui, ce qu'était devenu celui qui m'avait fait cadeau d'un petit chat et avait à jamais changé ma vie. Il s'appelait Jacob Stoltz. C'est son histoire que je vais raconter. »

Au détour d’anciennes photographies, Katy Thatcher, vieille dame respectable, se remémore sa rencontre marquante avec Jacob, alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille.
À cette époque, dans les années 1910, le père de Kathy est le médecin d’une petite bourgade des États-Unis. Bien qu’elle n’ait que huit ans, Kathy se montre déjà fort intéressée par tout ce qui touche à la médecine, posant moult questions à son père quand il rentre de sa journée de travail. À tel point que le docteur Thatcher l’emmène parfois avec lui, faire la tournée des fermes avoisinantes.

C’est lors d’une de ces sorties qu’elle va croiser Jacob, un garçon un peu plus âgé qu’elle, dont le comportement singulier l’intrigue : à quatorze ans, Jacob est un …

Il y avait entre le monde et lui ce bouclier, son épaisse casquette

Image
Il avait sorti les deux billes de sa poche pour me montrer qu’il les avait sur lui. Étrangement, Jacob ne me regardait jamais – il détournait toujours les yeux ou la tête, et il ne pouvait pas ou ne voulait pas parler – mais il avait des façons bien à lui de communiquer. Regardant fixement les chevaux, il étendit le bras pour me montrer les billes ; il imita en même temps le petit cliquetis et fit de petits signes de tête.
— Demain nous faisons ma fête d’anniversaire, lui annonçai-je, et pour les garçons qui vont venir – Austin et Norman et Kenneth – il y a des billes, comme lot. Mais ce sont les tiennes les plus belles. Je les ai choisies parmi toutes celles que nous avions.

Clic, clic, clic.
— Les filles – il y a Jessie et Anne qui viennent – auront des rubans pour leurs cheveux. Moi, j’aurai toutes sortes de cadeaux, puisque c’est mon anniversaire, lui racontai-je toute contente.

Clic, clic clic.
— Peggy est chez vous, n’est-ce pas ? Et Nellie aussi. J’espère que les choses s’arrangeron…