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Life has shown them that being themselves is never enough. Reinvention is a large part of black and brown queer youth culture in New York.

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In school, Reginald has been followed between classes, mocked and threatened for his effeminate walk. Boys grab themselves, tell him to suck their dicks like a good faggot; others glare silently if he happens to make eye contact, hissing that they’re going to fuck him up. By the time he was in middle school rumors circulated that he had AIDS. On countless occasions classmates told him he was a disgrace to their race and should kill himself. What school administrators have dismissed as horseplay is nothing short of abuse. He never complained to his mother about the cruelty he experienced at school, fearing she’d blame him, or smack him, for being effeminate. She’d tell him he’d brought it upon himself. Reginald has learned to defend himself vigorously in the hallways and classrooms, never cowering to the herd mentality of his classmates. Whatever he lacks in traditional masculinity, he makes up for in physical strength. If someone swings at him, he swings back twice as h…

Constellation, Adrien Bosc

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À sa publication, le roman d’Adrien Bosc a été porté par une vague de commentaires élogieux, tant dans la presse que sur les blogs. Puis, au fil du temps (et plus encore quand il a été couronné du Grand Prix du Roman de l’Académie Française 2014 !), des voix contraires se sont faites entendre, de plus en plus nombreuses. Beaucoup sont passés de Constellation à la consternation...
En douze ans de blog, j’ai pu remarquer que ce genre de volte-face soudaine n’est pas rare. Dans ces cas-là, si mon envie première a été de lire le livre, je laisse décanter. Je fais en sorte d’oublier toutes les critiques que j’ai pu en lire (allant parfois jusqu’à ne plus savoir de quoi il parle au moment où je le reprends !).

C’est ce que j’ai fait pour Constellation... et je ne le regrette pas car j’ai beaucoup aimé suivre, même brièvement, ces personnes emportées dans un destin commun, en ces temps pas si lointains où prendre l’avion était encore un luxe et charriait un parfum d’aventure.
De ces 48 pa…

Le blogging, vu des cuisines

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« Pas forcément besoin d’être original pour être intéressant », paraît-il...
Même si j'en doute, je ne ferai pas faux bond à Cuné qui a eu la gentillesse de penser à moi pour le tag Les coulisses du critique, initié par Le Chien Critique.
Voici donc les cuisines du blogging selon The Autist Reading. N’espérez pas à y trouver des révélations, des pratiques singulières. À quelques détails près, j'ai bien peur de procéder comme la plupart d’entre vous.

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Avis, Critique, Recension et/ou Ressenti ?
Ni critique, ni recension, je n’ai pas le bagage nécessaire pour cela. Un simple avis mâtiné de ressenti, que je m’efforce d’argumenter le plus possible de façon à éclairer le lecteur sur les raisons qui m’ont fait aimer ou pas le livre dont je parle (et je peux vous assurer que ce n’est pas chose aisée quand on est alexithymique !).
De simples « j’ai pas aimé » ou « j’ai adooooooré » ne me sont d’aucune utilité (c’est un peu court, jeune homme/fille !) si on ne m’en expliq…

Chambre simple, Jérôme Lambert (L'Iconoclaste, 2018)

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Jérôme Lambert est un de ces auteurs français dont on n’entend rarement parler dans les médias, et malheureusement pas beaucoup plus sur les blogs (ceux que je suis fidèlement, en tout cas). C’est bien dommage et j’espère que la parution de son nouveau roman va changer un peu la donne.
C’est via la littérature jeunesse que j’ai fait connaissance avec Jérôme Lambert, avec le magnifique  Tous les garçons et les filles (L'École des Loisirs). Puis j’ai poursuivi, avec La Mémoire neuve (L'Olivier) peu de temps après. J’ai lu d’autres de ses titres jeunesse, en attendant la parution de Finn Prescott(échangé un peu plus tard contre La Cinquième Saison, recueil dans lequel était publiée une de ses nouvelles #mylife).

Il aura fallu patienter onze ans pour retrouver Jérôme Lambert chez les « adultes ». C’est par un post Facebook sur la page des éditions L’Iconoclaste que j’ai appris la sortie de Chambre simple.
Bien évidemment, je me suis précipité sur ce nouveau roman.... que je n’ai …

« Les questions dont nous connaissons les réponses sont confortables et inutiles ; elles ne nous apprennent rien sur nous-mêmes »

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Tant que je ne réponds pas, j’ai le pouvoir. Une fois que la réponse passera de leur côté, ils décideront, je n’aurai plus voix au chapitre, je serai passif, je ne serai plus rien. (p. 13)

Y a pas de diplôme pour écouter les gens. Faut juste savoir où poser sa main. (p. 20)

Je sais que ma main peut calmer tes spasmes et que mes lèvres sur ton front forment un sceau d’apaisement. Tu dis que ça marche et que je suis utile, que je fais des miracles quand tu es malade, mais tu n'es pas ici pour une grippe et j’ai perdu mes pouvoirs. Si je pouvais, je te le foutrais en perfusion, mon amour. (p. 33)

La morphine fait un effet unique, comparable à nulle autre molécule. En intraveineuse ou en intramusculaire, la montée est folle, on les voit partir direct et je ne me lasse jamais quand leur visage crispé se détend enfin. Plus de rides, plus de tensions, plus de larmes, plus de dents qui grincent ni de coup de poing dans le mur. Ils perdent dix ans d’âge en trois secondes, le masque figé fond …

Jamais , Bruno Duhamel (Bamboo, 2018)

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Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages... ni Madeleine pour un pigeon !
Ce n’est certainement pas à son âge, 95 ans bien sonnés, qu’on va l’obliger à quitter sa maison qui abrite tous les souvenirs d’une vie... sans oublier son chat Balthazar.
Et ce n’est pas l’érosion galopante de la falaise qui menace à tout instant de précipiter sa maison dans le vide qui va changer quoi que ce soit à sa décision ! C’est qu’elle est têtue, la Madeleine... et accessoirement aveugle de naissance, aussi.
Est-ce par pure bonté d’âme et dans l’intérêt de la vieille dame que le maire veut qu’elle déménage à la maison de retraite des Hortensias ? À moins que ce soit pour sauver ses fesses et s’exonérer de toute responsabilité dans l'éventualité d'un désastre qui serait fatal au renouvellement de son mandat ?

« Il va falloir redessiner toutes les cartes IGN ! » 


Avec son petit village normand de Trousmenil et son irréductible mamie, Bruno Duhamel rend un bel hommage à As…

Alias Ali, de Frédéric Roux (Fayard, 2013)

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Vole comme un papillon, pique comme une abeille.

Par quels détours ce roman a-t-il atterri dans ma liseuse ? Je n’en ai plus aucune idée.
Je ne connaissais pas l’auteur (enfin, ce n’est pas tout à fait vrai puisque depuis j’ai vérifié sa bibliographie et je me suis souvenu avoir beaucoup entendu parler de L'hiver indien) et je ne m’intéresse pas particulièrement au monde de la boxe.
En fait de roman, il s’agit plutôt ici d’une biographie de « The Greatest », mais d’une biographie au style bien particulier : Frédéric Roux a sélectionné dans les archives des extraits d’articles, d’interviews, de commentaires radiotélévisés... qu’il a ensuite assemblés chronologiquement pour dresser le portrait de ce champion hors catégorie figure légendaire tout autant adulée que controversée.
Défilent ainsi les intimes du boxeur, ses amis, sa famille, ses coaches, ses adversaires, les journalistes, les politiques, les célébrités... toutes les personnes que le champion du monde poids lourds a crois…

« Le Père Noël n’existait donc pas. Nous avions été jeunes et nous étions vieux » - Bert Randolph Sugar

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