Articles

Affichage des articles du mai 24, 2019

Un bonheur que je ne souhaite à personne, Samuel Le Bihan

Image
Allez donc, encore une célébrité qui succombe à la dernière mode éditoriale du moment et se prête au jeu de l’autofiction en publiant un texte estampillé Roman.
Voilà exactement ce que j’ai pensé en voyant le roman de Samuel Le Bihan sur la table des nouveautés. (j'ai souvent ce genre de réactions épidermiques et de jugements à l’emporte-pièce, je sais)

Pourtant, sans que je suive sa carrière de très près, Samuel Le Bihan est une personnalité qui bénéficie chez moi d’un certain capital sympathie. S’il est vrai que je ne suis pas insensible à son charme, j’apprécie surtout le naturel et la discrétion dont il fait preuve à chacune de ses interventions. J’admire aussi que le citoyen qu'il est donne de sa personne et mouille sa chemise pour défendre les causes sociétales et environnementales dans lesquelles il s'engage.
Si je n’ai donc pas été étonné plus que cela de voir son nom sur la couverture d’un livre, c’est plus dans le rayon Documents/Essais que je l’attendais. D&#…

On naît autiste, on meurt autiste, il n’y a pas de remède. Mais il n’y a pas non plus de fatalité.

Image
À ma fille qui, chaque jour, repeint le monde d’une poésie éblouissante et fiévreuse.
Tes éclats lumineux me laissent toujours désarmé et spectateur fasciné.
(Dédicace, p. 5*)


Notre objectif ? Préparer les enfants à intégrer un cursus scolaire normal. Ils n’ont pas besoin d’être soignés – l’autisme ne se soigne pas – mais d’être accompagnés pour apprendre. Apprendre à s’exprimer, à aller vers les autres, à se faire comprendre. Comme tout un chacun, sauf que c’est plus compliqué pour eux. Alors nous préparons le terrain : nous les sortons du magma de solitude, de douleur et parfois même de violence dans lequel ils se trouvent. (pp. 21-22*)

C’est lui qui avait choisi le prénom. César, un nom d’empereur pour un petit être illustre qui arrivait comme une victoire. Ça m’allait, moi je voulais un prénom qui lui donne de la force, pour n’avoir plus qu’à lui apprendre à aimer et à être bon. Pour l’un comme pour l’autre, quelle ironie ! Quand on veut un enfant, on se projette, quand on devient pa…