Le blogging, vu des cuisines

Wieslaw Zielinski - From 'Kids', 1960-1969


« Pas forcément besoin d’être original pour être intéressant », paraît-il...
Même si j'en doute, je ne ferai pas faux bond à Cuné qui a eu la gentillesse de penser à moi pour le tag Les coulisses du critique, initié par Le Chien Critique.
Voici donc les cuisines du blogging selon The Autist Reading. N’espérez pas à y trouver des révélations, des pratiques singulières. À quelques détails près, j'ai bien peur de procéder comme la plupart d’entre vous.

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Avis, Critique, Recension et/ou Ressenti ?
Ni critique, ni recension, je n’ai pas le bagage nécessaire pour cela. Un simple avis mâtiné de ressenti, que je m’efforce d’argumenter le plus possible de façon à éclairer le lecteur sur les raisons qui m’ont fait aimer ou pas le livre dont je parle (et je peux vous assurer que ce n’est pas chose aisée quand on est alexithymique !).
De simples « j’ai pas aimé » ou « j’ai adooooooré » ne me sont d’aucune utilité (c’est un peu court, jeune homme/fille !) si on ne m’en explique pas les causes profondes. De même qu'un « j’ai pas aimé ce roman parce que le personnage principal n’est pas sympathique » ou « parce qu’on y maltraite les chatons » ne sont pas ce que j'appelle des arguments (Certains "avis" laissés sur Babelio ou Goodreads me sidèrent parfois).
Et parce que j’ai la volonté de chroniquer tous les livres ce que je lis (ce qui vu mon rythme reste du domaine du possible pour peu que je m’y attèle avec constance), je n’esquive jamais ceux qui ne m’ont pas plu. Pas pour le simple plaisir de dire du mal, mais parce que, à plusieurs reprises, la lecture de certains avis négatifs argumentés m’ont permis de belles découvertes, justement parce que ce qui avait déplu au lecteur est précisément ce qui me plait de retrouver dans un livre. Pour ces billets « ronchons », je m’attache encore plus que d’ordinaire à renvoyer vers des avis plus positifs sur les blogs auxquels j’accorde foi.

Le choix du livre
Ce ne sont pas les suppôts de la tentation qui manquent ! Depuis plus d’une douzaine d’années, les blogs sont ma première source d’inspiration.
Quand j’en ai l’occasion, je continue à éplucher les rubriques Livres de la presse quotidienne et magazine de tout bord. Étonnamment, ELLE m’a toujours plus inspiré que la presse spécialisée, type LIRE.
La raison première de la création de mon compte Facebook a été de suivre l’actualité des maisons d’édition, françaises et anglo-saxonnes. Il me permet aussi de suivre quelques blogs, de participer (de loin) à certains groupes de lecture...
Bien évidemment, les déambulations en librairie sont autant d'occasions de découverte dues au hasard de l'esthétisme d’une couverture ou de la promesse d’un titre original...
Le reste, radio, TV, podcasts, Twitter, Instagram..., échappe totalement à ma vigilance.

Cas particulier : parfois, pas besoin de choisir, les livres viennent à toi via les SP, ou Service de presse.
La question des SP ne s’est jamais posée vu que je n’ai jamais été prescripteur, encore moins influenceur. Et ça ne risque pas de changer maintenant avec mon nouveau "chez moi".
Pour autant, je rencontre quelques situations particulières sous la forme de cadeaux généreusement offerts par des personnes auxquelles mon penchant pour les livres n’a pas échappé. Cadeau à double tranchant, car si cela part toujours d’une bonne intention, le résultat n’est pas toujours raccord avec mes goûts de lecture. (Ces moments sont pour moi très délicats car je sais que je peux facilement me montrer involontairement blessant si jamais je ne filtre pas mon discours ou si je n’exprime pas suffisamment clairement ma gratitude...)

Mettre ou ne pas mettre la quatrième de couverture ? That is the question
Jamais. Quel intérêt ? (déjà qu’introduire l’objet du livre me coûte).
Personnellement, ce n’est pas ce que j’attends de lire sur un blog.  Si jamais j’en avais besoin, je sais que je la trouverai facilement sur les sites des éditeurs ou les sites marchands.
(Pour être totalement transparent à ce sujet, je dois ajouter qu’une fois où je n’avais eu ni le temps ni l’envie de rédiger d’avis circonstanciés, je me suis contenté de reprendre les 4e de couv, pour garder trace de mes lectures. Mais à cette époque, le blog était encore à mon seul usage.)

Prise de note
Je n’ai pas vraiment recours à la prise de notes, manuscrites tout au moins.
Mais je gonfle mes livres papier de post-it (jamais de cornes, grands dieux !) pour repérer un passage particulier, tout comme je parsème mes e-pubs de marque-pages (en les répertoriant plus tard, il m’arrive de ne plus savoir pourquoi j’ai marqué la page).
Dans les deux cas, il m’arrive aussi, avec le recul, de m’apercevoir que le passage sélectionné au moment de la lecture, n’est finalement pas si parlant ou représentatif du roman et donc, je l’ignore.

Rédaction
Contrairement à ce que j’aimerais faire dans l’absolu, il est rare que je rédige mes textes dès que j’ai fini ma lecture. Et plus le délai entre la lecture et la rédaction s’allonge, plus l’envie faiblit. Dès que le retard s'accumule et que je sens que je vais peiner à rattraper mon retard, je me retrouve pris dans une sorte de vortex mental où se mêlent sensation de contrainte, sentiment d’angoisse... et tendance accrue à la procrastination. C’est idiot, je le sais, mais c’est irrationnel.
Quand j’entreprends de rédiger un billet, je commence par relever toutes les citations que j’ai sélectionnées. Je les trie (ou pas) en fonction de certaines thématiques et les mets en page. Puis, je relis et corrige certains bugs de mise en page.
Une fois cette première étape terminée, je recherche une illustration. Je commence toujours par chercher dans ma base personnelle (que j’enrichis quotidiennement) une photo, un dessin, une œuvre d’art qui traduise l’esprit du livre, de façon plus ou moins (mais de préférence moins)littérale. Cette recherche peut me prendre des heures avant que je trouve l’illustration qui (me) convienne : à partir de mon idée de base, je pars souvent dans d’autres directions qui elles-mêmes vont me conduire sur d’autres pistes... J’aime me perdre comme ça parmi les œuvres de ce musée virtuel, j’y fais souvent la découverte d’artistes qui m’étaient inconnus et dont j’étudie ensuite le parcours, répertorie les œuvres... (Ce qui occupe encore quelques heures de mon temps libre !)
Cela fait, je m’attelle à la rédaction du billet proprement dit. Je jette mes idées sans réellement les rédiger mais de façon structurée. Pour être sûr de ne pas avoir négligé un aspect de ma lecture, je parcours les avis laissés sur Babelio et Goodreads et je complète si besoin.
De manière générale, j’essaie autant que possible de modérer mes enthousiasmes ou mes déceptions de façon à ne pas flouer l’éventuel lecteur et, donc, de le décevoir comme je l’ai souvent été par des romans « dont on ne ressort pas indemne » (en même temps, ce n’est pas vraiment dans ma nature de m’emballer et de crier au coup de cœur/génie).
C'est ensuite que les ennuis commencent (ou continuent, comme on veut) : je relis, je réécris, je reformule, je corrige... jusqu’à plus soif ou plus exactement jusqu’à ce que le résultat me convienne (puisque de toute façon il ne me satisfera jamais). Puis je laisse décanter le texte quelques jours. Je le reprends ensuite, le re-relis, le re-corrige, le peaufine pour (enfin !) le publier.
Tout ça, pour m’apercevoir parfois des mois après la publication qu’une faute d’orthographe m’aura tout de même échappé, qu’un espace de trop n’aura pas été corrigé !!!!!!!!!!

Serré ou plutôt long ?
J’ai toujours eu du mal à faire synthétique. J’ai au contraire une propension à faire dans l’exhaustif, à vouloir traiter toutes les facettes de mon sujet. (Au boulot, je dois souvent sabrer dans mon premier jet, pour des besoins d’encombrement de page mais aussi dans un souci d’efficacité.)
À l’époque d’ICB, cette tendance à l’exhaustivité donnait à mes textes un côté scolaire et industrieux, dénué d’émotion (que je déteste). Avec TAR, les choses évoluent un peu. Puisqu'à l'origine, il ne s’agissait que de garder trace de mes lectures, je faisais efficace, sans forcément rédiger. Depuis que j’ai décidé de l’ouvrir au public, je me force à mieux rédiger, à être moins sibyllin (fini les private jokes à moi-même), et à respecter une certaine concision.

Divulgâcher, moi ! Jamais
Surtout pas. Si jamais risque il y a, je ne fais que de vagues allusions aux événements sans en dévoiler la teneur. Jusqu’ici je pense que ça l’a fait (tout au moins, on ne m’en a jamais fait le reproche).

Ils en pensent quoi les autres blogueurs ?
Je ne comprends pas vraiment le sens de la question. Ils en pensent quoi de ce que j’écris ou du livre que je chronique ?
De ce que j’écris, je n’en sais trop rien. Il arrive que certains commentaires disent leur envie de découvrir le livre dont je viens de parler. Mais entre l’envie et le passage à l’acte, le chemin est long, et parfois jamais achevé. Ce que j’aime par-dessus tout, ce sont les (rares) retours de blogueurs qui me disent qu’ils ont lu et aimé le livre. J’en suis aussi heureux que je le serais si j’avais moi-même écrit le livre.
Pour ce qui est de l’avis des autres blogueurs, j’aime proposer des liens vers des blogs qui souvent disent bien mieux que moi ce que j’ai ressenti. C'est aussi cela, pour moi, l’esprit de partage inhérent aux blogs.

Citation
Toujours des citations (ou presque puisque je m’aperçois en disant cela que je vais publier un billet sans citation. Non pas que le roman m’ait déplu, loin de là, mais aucune ne m'a semblé pertinente). J'aime les citations; elles permettent de sentir le texte, de percevoir les émotions qu'il recèle. Plus d’une fois, elles m’ont incité à revenir vers un livre qui n’avait pas retenu mon attention.
À l’époque d’ICB, les citations étaient insérées dans le corps du texte. Mais pour que l’ensemble reste lisible, je devais me modérer. La question ne se pose plus désormais puisque je leur consacre un billet dédié. Peut-être est-ce plus rébarbatif, moins fluide à la lecture, mais ça me frustre moins...

Tager ses billets
Question épineuse que les tags (qui se pose à moi aussi avec Calibre).
Je suis trop rigoureux (d’aucuns diraient rigide) de nature pour que le système des tags me satisfasse pleinement. Pour être totalement pertinent, il faudrait multiplier les entrées. Sauf, qu’en fin de compte, trop de tags tuent les tags. Donc, je me limite au basique (auteur, titre, éditeur, citation...), ce qui me semble suffisant pour qu’on puisse retrouver facilement ce qu’on recherche.

Noter ses lectures
Hors de question !
Sur quels critères, selon quel barème ? Est-ce qu’on prend en compte l’humeur et la météo du jour ? Les facteurs qui influent sur la lecture et son ressenti sont tellement fluctuants et subjectifs qu'une note n’a aucun sens pour moi. Si je le devais, je serais capable de noter différemment un même livre selon le moment où je l'ai lu.
Et puis, je ne suis ni écrivain, ni prof... Suis-je même légitime ? Déjà que je me permets de donner mon avis sans qu’on ne me l’ait demandé...

Les affiliations
Aucune. Je ne blogue ni pour me faire de l’argent, ni pour gagner en influence. Il n’est question que de partage.

La reconnaissance
Là encore, je ne comprends pas la question. De la reconnaissance ? De qui ? Pour quoi ?
Si reconnaissance il devait y avoir, elle serait dans les commentaires et les échanges qui se créent à la suite d’une publication. Et comme je l’ai déjà dit, le must serait quand un lecteur revient me dire qu’il a découvert (et aimé !) un auteur/un roman grâce à un de mes billets.



Si le cœur leur en dit (je sais que certaines vont décliner l'invitation), j'invite A_girl_from_earth, Enna, Ingannmic, Jackie Brown, Kathel, Krol, Laure, Lili, et Maryline à prendre le relais (beaucoup ont déjà été taguées par Cuné).
Si d'autres ont envie de s'y coller, ne vous gênez pas !

Commentaires

  1. Mon billet est en cours de fignolage, justement (si j'attends trop, je ne le ferai pas, ce tag)
    A part ça, dans mes bras! Tu ne cornes pas les livres!!! ^_^

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    1. Comme toi, si je me ne m'étais pas dépêché d'y répondre, il aurait été relégué aux calandes grecques.
      Pour ce qui est de corner les livres, j'ai une sorte de "respect" old school pour l'objet livre (il m'est même arrivé de racheter un livre parce que j'avais perdu le bandeau promo, tu vois à quel point je suis atteint!). Et en même temps, j'aime aussi les livres qui ont vécu, sur lesquels on peut trouver des traces des différents lecteurs... mais chez les autres. Mais depuis que je lis davantage sur liseuse, cet attachement quasi pathologique au livre tend à s'émousser.

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  2. J'adore ce tag. Les coulisses du blogging sont fascinantes et souvent plus complexes qu'il n'y paraît.

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    1. Et comme Cuné t'a taguée avant moi, j'espère en savoir un peu plus sur ta cuisine interne ;-)

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  3. Merci d'avoir pensé à moi pour ce tag.
    Je me retrouve beaucoup dans ta manière de lire et d'écrire un billet (Je suis une toquée du post-it et, comme toi, je me maudis lorsque je découvre qu'une faute subsiste malgré mes 50 relectures !) Nos réponses seront très similaires sur ces points :)

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    1. J'ai hâte de découvrir ce qui va nous différencier !

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  4. Plein de post-its partout chez moi aussi mais je note les livres lus. J'aime beaucoup ce tag, qui me permet de te découvrir puisque je te connais encore peu.

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    1. C'est vrai que nous sommes blogamis de fraîche date. Surtout, si le cœur t'en dit, n'hésite pas à t'emparer de ce tag et de partager tes coulisses avec nous ! Je ne suis pas le seul que ça va intéresser ;-)

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  5. Je ne lis ici aucune réponse inintéressante, mais j'en étais certaine, de toute façon :)
    Merci de t'être prêté au jeu !

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    1. C'est gentil, mais tu joues un peu sur les mots. Plutôt "qu'inintéressant", on dira "banal", alors ;-)

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    2. Mais tu vas arrêter un peu !

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  6. C'est curieux... mais c'est tout à fait comme ça que je t'imaginais bloguer :-)
    Certaines de tes lubies sont aussi les miennes et vu que Cuné a eu la gentillesse de me taguer... je vais peut-être me laisser tenter par ce tag ;-)

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    1. Oui, laisse-toi tenter. Ne serait-ce que pour que je puisse connaître les lubies que nous partageons. Ça me rassurera un peu :-)

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  7. On retrouve de grandes constantes dans les réponses des blogueurs et blogueuses, mais malgré tout la "patte" personnelle de l'auteur est toujours là. Je te rejoins sur plusieurs questions, moins sur d'autres et c'est tant mieux. Comme Cuné m'a taguée aussi, je le ferai début juillet.

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  8. Héhé, tu n'auras jamais une réponse aussi rapide à un tag, mon billet est en ligne (bon, Cuné m'avait taguée aussi !).
    Je me retrouve dans pas mal de tes "secrets de fabrique" mais particulièrement dans la phrase : "j’essaie autant que possible de modérer mes enthousiasmes ou mes déceptions de façon à ne pas flouer l’éventuel lecteur"... et tant pis si mes avis semblent tièdes ! ;-)

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    1. Effectivement, c'est du service super-mega-express !!!!! (Je m'étais efforcé de ne pas re-taguer les personnes que Cuné avait taguées mais ton pseudo est passé à travers les mailles de mon filet).

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  9. Tiens, c'est drôle, quand j'ai commencé à voir ce tag circuler, je me suis dit, "aah sympa, comme à la bonne vieille époque, je vais le faire tiens", et puis tout de suite après, "pfff mais déjà que je ne suis pas particulièrement en avance avec les billets de lecture" (j'ai quelques tags en stock en brouillon, uniquement ceux autour des livres et de notre univers bloguesque, ceux-là me plaisent bien, rien de rédigé mais je m'étais dit qu'un jour je m'y mettrai - certains remontent à 3-4 ans^^), et en lisant les billets, je me suis dit que tout a de toute façon été dit, on blogue tous à peu près de la même façon et pour les mêmes raisons (les dinosaures du blog du moins), je pourrai même faire des copier/coller de certains passages ici et là... Et voilà que j'ai la bonne surprise de me voir taguer ici. Merci pour cette pensée ! Je vais tâcher d'y donner suite. Peut-être appliquerai-je la méthode du copier/coller.^^
    Assez impressionnée par tes méthodes rédactionnelles !;-)

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    1. C'est vrai qu'il n'y a pas cinquante mille façons de bloguer. Les variantes ne reposent que sur telle ou telle phase du process sur laquelle les uns vont particulièrement se démarquer dans leurs pratiques.
      Et ne te gêne pas : la méthode du copier/coller peut donner de bien bons résultats (cf. Alias Ali).

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  10. C'est chouette ce TAG, ça faisait longtemps qu'on n'en avait pas vu.

    Si tu as évolué vers le plus serré, pour ma part je n'y suis jamais parvenue (j'ai toujours été adepte des phrases à rallonge, des adverbes, des virgules, avec beaucoup moins de style que Proust). Et pareil, je trouve toujours des fautes malgré les douze relectures...

    Pour les "livres dont on ne ressort pas indemne", j'ai fini par observer sur moi-même que le temps modérait souvent cette impression, donc j'emploie de moins en moins ce type de phrase. Je pense que ce sont les bilans de fin d'année qui sont les plus pertinents pour avoir un avis avec le recul nécessaire.

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    1. Je suis d'accord avec toi, les bilans de fin d'année permettent de faire un ménage salutaire et de remettre les choses en perspective. Pourtant, pendant longtemps, je me suis refusé à en faire parce que j'estimais que réduire une année de lectures à un nombre de livres (voire de pages, chez certain(e)s) n'avait pas grand intérêt et il me semblait que ça tournait trop souvent à la surenchère (je n'ai jamais été amateur des compétitions de celui qui a la plus grosse).
      Or, en faisant abstraction de cet aspect pervers des choses, je me suis rendu compte qu'un bilan de fin d'année est un excellent outil pour faire émerger les livres qui se sont réellement démarqués au fil du temps; pas forcément les coups de cœur du moment, mais ceux qui ont laissé une trace, en bien ou en mal. Je me suis même aperçu qu'il arrive que certains livres nous imprègnent sans qu'on en soit conscient, comme s'ils continuaient à vivre leur vie librement dans un coin notre esprit.
      Du coup, j'ai poussé le vice jusqu'à "analyser" quelques données, comme la part des nouveautés, la répartition des différents genres, le nombre de livres lus en VO... Je n'y porte d'autre intérêt que celui d'avoir un baromètre de la tendance de l'année. Une fois qu'il est fait, je l'oublie aussitôt. Pas question d'avoir toujours l’œil vissé dessus pour me forcer à faire toujours mieux. Je lis pour le plaisir, pas pour la performance.

      Si tu souhaites entrer dans la danse du tag, tu es chaleureusement invitée à rejoindre la ronde !

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  11. J'aime bien lire ce que tu as écrit, et ce que les autres ont écrit. Je me retrouve dans certaines réponses mais, et tu m'en excuseras, je ne vais pas y répondre parce que je n'ai pas trop le temps, ni l'envie d'ailleurs, je suis très flemmarde et ça me demanderait trop de réflexion pour essayer d'écrire des choses un peu originales... J'ai déjà beaucoup de mal à chroniquer ce que je lis en ce moment...

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    1. On a tous en nous quelque chose d'un(e) blogueur/se ! ;-)
      Pas de problème, je comprends très bien et je ne me formalise pas. Moi-même, j'ai bien dû laisser courir un ou deux tags dans mes moments de grand débordement.
      Au plaisir de lire bientôt, en tout cas.

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  12. Quoi ? Tu me tagues, alors que la Coupe du Monde commence. Avec des horaires pas possibles pour moi. Je dors quand ? Je bosse quand ? Nan, je rigole. Merci d'avoir pensé à moi. J'essaierai d'écrire quelque chose, mais ce ne sera pas pour tout de suite.

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    1. La quoi ? Coupe du Monde ? De lecture ? :-D
      Tu es à fond, comme ça ? Une fan absolue ? Je l'ignorais... Tu t’apprête donc à passer un mois d'enfer (moi aussi, mais à l'inverse !).
      Il n'y a pas de date de péremption pour le tag, t'inquiète. Et s'il passe aux oubliettes, ça ne sera pas bien grave. Ne te sens pas obligée.
      Bon, qu'est-ce qu'on dit dans ces moments-là ? Vive le meilleur !? :-)

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    2. Je parle régulièrement de foot sur mon blog. Ça veut dire que je n'exagère pas si tu ne t'es rendu compte de rien. ;-)

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    3. J'oubliais : on dit Allez les Bleus ! tout simplement.

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    4. Ce n'est pas parce que tu en parles de temps à autre, que ça fait de toi une supportrice acharnée. Mais, désormais, je sais à quoi m'en tenir ! :-D

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  13. Merci pour la sincérité de tes réponses. Je me retrouve pas mal dans ce que tu dis avec mon petit blog bien éloigné de la course à l'audience.

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    1. Même si on aimerait naturellement avoir une meilleure visibilité, l'essentiel n'est-il pas dans le plaisir qu'on en tire et des relations, virtuelles ou non, qu'on lie au fil du temps ? Finalement, on n'en demande pas plus, non ?

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  14. J'étais sure d'avoir commenté! Suis-je passée dans les spams (ou alors tu modères? ou alors j'ai fait une fausse manip ;-) Je disais donc surement quelque chose d'extrêmement intelligent mais j'ai oublié quoi ;-) En tout cas, j'aime beaucoup te découvrir un peu plus par ce tag que j'aime beaucoup et je compte bien y répondre après le mois anglais (merci d'avoir pensé à moi, je suis très touchée!)

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    1. Ni spam (j'ai vérifié), ni modération (uniquement pour les publications vieilles de 15 j au moins).
      Je sens que je vais pouvoir prendre quelques leçons de planification/organisation quand tu vas nous dévoiler tes secrets de cuisine ;-D

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  15. Je ne suis pas surprise du temps que tu passes à peaufiner tes billets. Ils sont toujours complets et fort intéressants.

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