Le blogging, vu des cuisines (la suite)



Les coulisses du critique · Partie 2

Lorsque Marie-Claude a avancé l’idée de donner un petit frère au tag du Chien Critique, elle n’était pas certaine de s’y mettre. Mais apparemment, y’en a que ça intéresse! Elle a donc décidé de prendre le taureau par les cornes, sans marcher sur des œufs, et de parler des bons côtés, mais aussi des côtés moins enthousiasmants du blogging. Car oui, il y en a !
La première partie de ce tag se trouve ici.

· CHRONOPHAGE, LE BLOGGING ? ·

Évidemment, bloguer prend du temps. Mais quelle activité, quel loisir, n’en demande pas ?
Dans le cas des blogs de lecture (que je me refuserai toujours à appeler blogs littéraires, qui pour moi est une imposture, voire souvent de la pure infatuation), comme le rappelle justement Cuné, la première étape consiste à lire. Et en fonction de mon emploi du temps et de mon rythme de lecture (généralement peu soutenu), cette première phase consomme à elle seule une grande partie de mon temps libre.
Vient ensuite la rédaction du billet qui est pour moi la phase la plus douloureuse à plus d’un titre. Tout d’abord, si je sais bien quand je termine un livre si je l’ai aimé ou pas, mon alexithymie ne me facilite pas la tâche pour l’exprimer clairement et moins encore pour en identifier et détailler les méandres (ça ne tiendrait qu’à moi, je zapperais volontiers cette partie, mais alors, à quoi bon un blog, je vous le demande ?). Mais par respect pour les personnes qui viennent me lire, c’est un point sur lequel je ne veux pas transiger car rien ne m’agace plus que de lire sur un blog des avis laconiques qui se résume à « j’ai aimé »/« j’ai détesté » qui n’ont de valeur que pour leur auteur.
Ensuite, rédiger, je fais ça toute la journée. Donc, de retour à la maison le soir, j’ai envie d’une vraie pause, et souvent, je ne me sens pas de « rempiler », même si c’est pour le blog. C’est pourquoi je m’arrange, quand je le peux, pour écrire mes billets à la pause dej ou dès qu’il y a un creux d’activité. Enfin, perfectionniste pathologique, je passe des heures à revenir sur le texte et la mise en page, à lire, relire, corriger, re-corriger...
Pour finir, la sérendipité qu’elle ne manque pas d’engendrer fait de ma recherche d’iconographie une phase extrêmement chronophage, mais tellement agréable que je n’y renoncerais pour rien au monde. À toutes ces heures passées à alimenter le blog, il faut ajouter celles passées à visiter et commenter les blogs « amis » ou tout au moins, ceux auxquels je suis fidèle, certains depuis que j’ai intégré la blogosphère en 2006.
Donc, oui, je le confirme (quoiqu’on s’en doutait bien déjà), le blogging est vorace et se repaît de la moindre seconde libre.

· LE RYTHME DE PUBLICATION ·

J’entretiens aujourd’hui un rapport différent avec mon blog (le développement va prendre un peu de temps, alors n’hésitez pas à zapper. L’essentiel tient dans cette première phrase).
En septembre 2014, près 8 ans de bons et loyaux services, j’ai décidé de tirer un trait sur mon blog pour cause de mélange de frustration, de lassitude, de découragement, de surcharge mentale... Pour simplifier, on appellera ça un burn out bloguesque, même si je sais depuis peu que ça n’aura été que le symptôme d’un malaise plus profond et plus personnel.
Parce  que répertorier mes lectures sur un tableur ne suffisait pas à ce que je me souvienne du contenu de certains livres, six mois plus tard, j’ai fini par ouvrir un nouveau blog en mode privé où je publiais des micro-billets, juste assez pour me souvenir de l’intrigue, de ce que j’avais aimé ou non dans le livre, ainsi que quelques réflexions sur le monde de l’édition et la blogo. Aucune contrainte, un rythme de publication à la « vas-y-comme-je-te-pousse », une rédaction plus que minimaliste, des avis bruts de décoffrage, sans crainte de froisser qui que ce soit. La liberté !.... et le goût de bloguer retrouvé.
Mais au fil des mois, je me suis aperçu que le vrai plaisir du blog pour moi, bien plus encore que de donner mon avis alors qu’on ne me le demande pas, était d’échanger sur mes lectures, de comprendre les raisons qui font que certains aiment un livre et les autres non, de découvrir des éclairages différents, des interprétations nouvelles sur un texte... Et en blogant en circuit fermé, des échanges, il n’y en avait pas (sauf entre moi et moi, mais j’ai eu tôt fait de me lasser).
C’est comme ça qu’en mai 2017, je suis passé du mode « privé » au mode « public », en toute discrétion. Pas question pour moi de faire un retour en grandes pompes (non seulement, j’ai horreur de ça, mais en plus, je me sentais merdeux de revenir alors que j’avais annoncé mon départ trois ans plus tôt). En outre, j’avais  envie d’un « vrai » nouveau départ, repartir de zéro, y aller en douceur pour ne pas me trop contraindre (pas question de péter les plombs à plus ou moins long terme et finir par jeter l’éponge une nouvelle fois), laisser venir les éventuels visiteurs et créer ainsi une communauté nouvelle.
D’autant qu’entre temps, l’annonce de mon TSA a changé la donne. Et quand je disais au début de cet aparté que je n’envisage plus le blog aujourd’hui comme avant, c’est que j’y vois aussi un exercice thérapeutique qui m’oblige à un travail de décryptage de mes émotions et à pallier mon inhabilité sociale. Même si ma nature a tendance à reprendre le dessus, j’essaie de rester, autant que faire se peut, détaché des contraintes de fréquence de parution inhérentes au blogging (sans parler des frustrations générées par mon incompétence en matière de technique et de design du blog lui-même).

· LES DEMANDES D’AUTEURS ·

Dans ma première vie bloguesque, il ne m’est arrivé que quatre fois en sept ans qu’un auteur me propose de m’envoyer son livre. J’ai d’ailleurs remarqué que le fait qu’on me propose un livre (et donc qu’on en attende la « promotion » en retour) suffisait à ce que mon regard soit plus critique et plus sévère que lorsque je lis un livre librement choisi. Sur les quatre offres qu’on m’a faites, trois étaient des auteurs publiés par des maisons d’édition connues ; le quatrième était un ancien blogueur que j’avais croisé à plusieurs occasions sur le web, qui venait de publier à compte d’auteur. Résultat : trois lectures agréables (pas forcément inoubliables) et une tannée qui m’a confirmé tout le mal que je pense de l’auto-édition (même si reconnais que certaines roses peuvent pousser dans le fumier, elles sont plus que rares). Mais au vu de la fréquentation enregistrée par mon nouveau blog, je pense que je ne suis pas près d’être approché par qui que ce soit. Et c’est tant mieux.
Pour l’anecdote, dans le cadre professionnel, on vient de me proposer d’aider à promouvoir, à titre de service rendu, le roman auto-édité d’un entrepreneur au parcours prestigieux qui se rêve auteur. Les trois extraits mis en ligne sur sa page web ont suffi à ce que je décline la proposition : fautes d’orthographe à la pelle, tics d’écriture, mauvaise concordance des temps... Qu’importe les remarquables états de service de cet homme, n’est pas auteur qui veut. Aspirants écrivains, ce n’est certainement pas un hasard si votre texte a été refusé par plusieurs maisons d’édition. Le mythe du manuscrit génial envoyé par la poste mais écarté par un éditeur tient plus de la légende urbaine que de la réalité. Et contrairement à ce que certains peuvent encore penser, le rôle d'un éditeur digne de ce nom ne consiste pas uniquement à se goinfrer sur le dos de l'auteur.

· LA GESTION DES COMMENTAIRES ·

Comme je l’ai déjà dit plus haut, c’est pour retrouver le plaisir des échanges (principalement via les commentaires) que j’ai rendu mon blog public. Je reste convaincu que les commentaires témoignent de la bonne santé d’un blog ; ce sont eux qui font du blog un lieu de vie, de partage, plutôt qu’un vecteur supplémentaire d’une certaine forme de narcissisme.
Ne lisent pas les billets uniquement ceux qui les commentent. Ça paraît idiot de dire ça, ça paraît tellement évident. Moi-même, je ne commente pas systématiquement tous les billets que je lis. Et pourtant, j’en ai pris pleinement conscience en recevant de touchants messages de la part de lecteurs/trices inconnu(e)s suite à la fermeture d’ICB. J’ai beau le savoir, je ne peux m’empêcher d’accorder une grande importance aux commentaires laissés et m’y intéresser bien plus qu’aux statistiques générales qui montrent pourtant qu’il y a bien plus de visiteurs que de commentateurs (heureusement d’ailleurs, car déjà que ça ne se bouscule pas des masses ici !!!!). En bon Aspie qui se respecte, je ne suis pas sensible aux compliments ou à la flatterie. C’est pour cela que je chéris particulièrement les commentaires qui apportent quelque chose en plus, amorcent une discussion, appellent un éclaircissement... Et je frôle l'apoplexie quand des mois, voire des années, après la publication d'un billet, un visiteur vient y déposer un commentaire. Ça m'émeut, car j'y vois un supplément de vie insufflé au blog.
Pour ce qui est de laisser des commentaires sur les autres blogs, je le fais généralement quand il s’agit d’un livre que j’ai déjà lu ou à propos duquel il y une actu. La multiplication des pages Facebook dédiées aux blogs m’a permis de limiter mes interventions. Un pouce, un émoticon, voire 2-3 mots, suffisent à signaler à mon interlocuteur/trice que j’ai pris connaissance de sa publication. Ça m’évite de multiplier les banalités et les commentaires sans réel intérêt autre que de témoigner mon soutien et ma fidélité à la personne.
Je suis d’accord avec Marie-Claude et Cuné sur la question de la réciprocité des commentaires : ce n’est pas parce tu ne commentes pas chez moi que je ne commenterai pas chez toi. En revanche, si je commente plusieurs fois chez toi et que pas une seule fois tu ne prends la peine de me répondre ou au minimum de me faire savoir que tu as pris connaissance de mon message, je finirai par ne plus jamais commenter chez toi (je vais me répéter, mais s'il n' y a pas d’échange, à quoi bon ?) Ça m'est arrivé à plusieurs reprises. Dans ce cas, je me dis que les "personnalités" de l'un et de l'autre ne collaient pas. Ce n'est pas grave, on ne peut plaire à tout le monde. Ça ne m'empêche pas pour autant de continuer à lire le blog.

· TU VOUDRAIS-TU VENIR JOUER DANS MA COUR ? ·

Esprit de groupe et Aspie sont antinomiques. Pour une personne à cheval sur le respect des « règles du jeu », l’importance de la parole donnée, le bon suivi du planning prévu, etc. (la liste est longue, il vous sera plus simple de consulter un ouvrage de référence à ce sujet), il est très difficile de supporter longtemps les lourdeurs du groupe. Ça devient plus douloureux encore dès lors qu'entrent en jeu des questions d’ego, de susceptibilité ou de pouvoir mal placés.
Ça ne m’a pourtant pas empêché, en toute naïveté, de tenter l’expérience dans les années 90, bien avant que je ne me décide à bloguer. Je ne m’étonne pas aujourd’hui que ma « collaboration » n’ait pas dépassé trois contributions.
Sinon, à l’époque d’ICB, on a dû me le proposer deux-trois fois mais j’ai décliné à chaque fois. Ça ne risque plus de m’arriver aujourd’hui, et ça me va bien comme ça.

· LES STATISTIQUES ·

Comme Cuné, si mes statistiques étaient qualitatives, ou si j’avais le projet de monnayer mon blog, peut-être que je m’y intéresserais plus sérieusement. Dans mon cas, elles sont plutôt une source d’amusement : si d’un coup, le nombre de visites explose, j’aime aller voir quel est le loup (généralement, c’est qu’un moteur de recherche russe est venu référencer mes nouvelles pages pendant la nuit). Ça m'amuse de visualiser comment les visites en provenance d’Amérique du Nord augmentent dès que je publie des extraits d’un livre lu en anglais. Mais dans un cas comme dans l’autre, au niveau des nouveaux visiteurs potentiels, c’est zéro. Je passerai sur les visites éclairs générées par une recherche G00gl3 qui représentent les ¾ de mon trafic : ce n’est pas le blog qu’on vient consulter mais un visuel qu’on vient télécharger.
Ça relativise et ça me permet de garder les pieds sur terre si jamais il me venait l’idée de me prendre au sérieux !

· L'ATTRAIT DE LA NOUVEAUTÉ ·

Ma PAL déborde, mon e-PAL déborde tout autant. Certains livres y prennent la poussière depuis près de dix ans ! Mais je suis ainsi fait (la chair du lecteur est faible), les sources de tentation sont suffisamment nombreuses et variées pour que je craque pour une parution récente. Pas pour être absolument au fait de la nouveauté, il n’y a pas de date de péremption pour les bons livres, mais tout simplement parce que l'envie se fait ressentir à ce moment précis.
Il n’empêche que je hais la rentrée littéraire. Tous ces livres qui sortent en même temps, dont certains blogs se font déjà l’écho trois mois avant leur parution alors que la plupart des nouveautés de la rentrée précédente attendent toujours d’être lues, ça m’oppresse. Le pire, c’est que désormais il me faut supporter ça plusieurs fois par an puisqu’on n’a rien trouvé de mieux que d’ajouter à la rentrée littéraire de septembre celle de janvier, sans parler de celle d’avant l’été qui ne dit pas encore son nom. Non seulement je trouve ce phénomène marketing bourrin (ce qui tient du pléonasme, je vous l’accorde) mais aussi contre-productif.

· STOP OU ENCORE ? ·

J’ai dit stop, le 23 septembre 2014.
J’ai dit encore, en mai 2017.
Je ne m’interdis plus de dire stop une fois encore, même si j'espère bien que ce sera le plus tard possible.


Certaines des personnes taguées pour la première partie de ce tag n'ayant pas encore eu le temps d'y répondre, je me vois mal les taguer à nouveau.
Alors, qui l'aime, le fasse, ce tag ! Faites-vous plaisir... et à nous aussi par ricochet !

Commentaires

  1. Pour éviter les Pal qui prennent la poussière: donner et/ou vendre ! Mais bon, il m'a fallu du temps pour y arriver. le chemin est log petit scarabée ;)

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    1. Oh oui, il m’en aura fallu du temps avant que je cesse de garder n’importe quel livre qui m’était passé entre les mains !!! J’ai déjà dégraissé ma PAL à plusieurs reprises mais il en reste encore trop.
      Et j’ai fait la même chose avec ma bibliothèque que je considérais comme le gardien de toutes mes lectures (et quand je dis toutes, c’est vraiment toutes, même les pires niaiseries d’adolescence). C’est le passage à la liseuse qui m’a aidé à sauter le pas car désormais, ma bibliothèque est comme arrêtée dans le temps, moribonde. Heureusement, elle n’est pas encore morte car il y a toujours un livre papier qui vient s’ajouter de temps en temps aux anciens.

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  2. Beaucoup de choses dans tes réponses, un plaisir à lire !

    Je suis d'accord pour ce qui est de l'appellation "blog littéraire", mais à force j'ai fini par laisser couler (y compris dans ma tête) car c'est ce qui permet à quelqu'un de tout à fait extérieur de comprendre, en gros, de quoi je parle. Mais blog de lecture, lectrice(teur), livres, tout ça est bien meilleur.

    "Alexithymie", je ne connaissais pas ce mot, je suis allée voir, j'en copie la def pour ceux dans mon cas : "l'incapacité à parler de ses émotions. Les personnes alexithymiques sont incapables d'identifier et d'exprimer verbalement leurs émotions." Alors là je n'imagine même pas comme ça doit être compliqué pour toi d'écrire un billet. Moi qui ne vibre (pratiquement) que par les émotions que me procure un roman, je te tire un grand chapeau !

    On a eu un parcours similaire pour le burn-out bloguesque (ça me fait rire mais c'est ça en fait, tu as raison), comme toi j'avais repris en mode privé, puis confidentiel (lien donné à quelques personnes seulement) (j'étais "le cas SS" (pour mes initiales, Sylvie Sagnes) (ça porte bonheur les mêmes initiales nom/prénom mais évidemment, certaines sont plus problématiques que d'autres), puis reprise sous mon ancien pseudo et annonce générale :)

    Mais détester la rentrée littéraire ? Comment est-ce possible ?! Toutes ces découvertes qu'on va faire !

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    1. Blog de lecture/de lecteur vs. blog littéraire, voilà la parfaite illustration de mon côté psychorigide. À chaque mot sa signification, donc plutôt utiliser le bon autant que faire se peut.

      Si j’ai depuis toujours du mal à exprimer ce que je ressens, ce n’est pas pour autant que je ne ressens rien ! Je n’ai rien du psychopathe ;-) La lecture de romans est pour moi aussi une source inépuisable d’émotions et, plus ce que je ressens est intense ou perturbant, plus le roman me plait.
      À la différence d’une personne neurotypique qui sait d’instinct quelle émotion la traverse, ma démarche sera plus analytique ; je vais devoir faire des analogies avec des situations similaires vécues par le passé pour faire des croisements et finir par identifier l’émotion dont il s’agit. Le processus est plus long, plus chaotique, c’est en cela que la démarche est pénible. Et en plus, ça ne marche pas à tous les coups !

      « Le cas SS », c’est excellent ça, comme nom de code ! :-D En plus de Reims et de la lecture, on a un autre point commun : les doubles initiales. Quant à confirmer que ça porte bonheur... ;-)

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  3. Je partage complètement ton sentiment sur la rentrée littéraire, même si je sais que je craquerai sûrement pour quelques titres de mes auteurs fétiches. Pour l'instant, je ne veux rien savoir, je sens déjà l'overdose ! Je suis d'accord aussi sur les commentaires, je constate qu'il y en a de moins en moins, je sens les échanges se raréfier et dans ces conditions-là, je ne suis pas sûre d'avoir encore envie de continuer. (je m'attaque à la première partie du TAG la semaine prochaine).

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    1. Ce qui me démoralise dans le phénomène « rentrée littéraire », c’est son caractère rouleau-compresseur qui écrase tout sur son passage sans aucun discernement et la certitude qu’on va encore nous ressortir jusqu’à l’écœurement les mêmes têtes de gondole.
      En plus, comme on en parle de plus en plus tôt, quand arrive la période fatidique, il y a déjà un effet d’usure, de déjà-vu. Mais je reconnais que la perspective de nouvelles découvertes est plutôt excitante en soi.

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  4. Réponses
    1. Enchanté de faire ta connaissance, Françoise ;-) Au plaisir de te lire la semaine prochaine sur ce tag .

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  5. Pfou, très bien tes réponses (ça veut dire que j'ai un ressenti du même genre, quoi). Rappelle toi, quand je suis arrivée sur les blogs en 2008 le tien était 'en sommeil', avec une photo tirée de Metropolis (film génial que j'ai vu depuis). Bref. Et on en s'est pas rencontrés en 2009 à un pique nique? (oui, le type qui aime le fromage de chèvre, je t'en deale encore, c'est quand tu veux)
    Tout ça pour ajouter au côté historique de tes réponses.
    Les stats : ben oui, on s'interroge (je suis aussi sur blogspot) de la provenance de certains visiteurs... Il faut donc relativiser les chiffres... Au moins ceux qui commentent (sauf les spams en anglais ou je ne sais quoi) ont pris le temps de dire quelque chose (et on les remercie). Et on y répond (sauf exceptionnel. mais je pense en parler dans mon propre tag -un jour). Hélas je dois avouer que ce qui m'interroge, ce sont les gens qui commentent régulièrement pendant un temps, et puis, pfou, disparaissent de mes radars, tout en étant toujours bien présents. Cela signifie quoi? Mon blog sent le poisson pas frais? ^_^ Bah, se rappeler que chacun fait ce qu'il veut, après tout. Moi aussi d'ailleurs, même si je continue à visiter lesdits blogs
    Dans mes futures réponses, pour 'jouer dans la cour', je pourrais parler des challenges, ça pourrait en faire partie, non?
    Tu l'auras compris, ces réponses décousues me servent de pré brouillon ^_^
    En tout cas, contente que tu aies décidé du 'encore'.

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    1. Merci pour tous ces complémentes d’info !
      Je ne me souvenais plus qu’en 2008, j’avais déjà dû faire une pause !! Il ne m’aura fallu que 2 ans pour que je me prenne les pieds dans le tapis !!! En revanche, je me souviens très bien de ce fameux pique-nique de 2009, premier organisé par Babelio si je ne me trompe où j’étais venu, tiré par Caroline [Cinquième de couverture] et Natacha [Tamaculture]. C’est en effet à cette occasion que j’ai fait ta connaissance IRL, ainsi que celle de Sandrine [Tête de lecture]… et de l’incontournable Fashion.

      Je n’y avais pas pensé parce que je ne suis pas concerné, mais c’est vrai que les Challenges et autres défunts Swaps peuvent entrer dans la catégorie · TU VOUDRAIS-TU VENIR JOUER DANS MA COUR ? ·

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  6. J'attends les réponses d'Aifelle (un coup de mou? Tsst! Ben moi aussi parfois

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  7. J'aime quand c'est long ��. Merci justement d'avoir développé tes réponses, je me retrouve dans tes mots, que de soit Stop et encore, le jeu des commentaires, le chronophage et l'écoeurement pour le rentrée litt. Bon, je ne la déteste pas, trop curieuse, j'ai pris le parti d'accepter qu'il me faut l'année pour la découvrir tranquillement ��. Mais déjà en entendre causer, non merci ! Je me suis amusée cette semaine, j'ai emprunté un mag litt d'octobre dernier, lu les critiques de livres, plus d'un titre ne me rappelais rien, pas vu passer...
    ( sinon je vote pour un deal fromage de chèvre avec Keisha :)).

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    1. Bin dis donc, on en apprend de belles, ici ! ;-D
      Telle Katrina, la rentrée littéraire laisse pas mal de cadavres derrière elle. Non seulement je trouve ça triste, mais aussi injuste parce que parfois, dans le tas, certains livres mériteraient bien plus d’être médiatisés que certains qui le sont pour de mauvaises raisons (popularité de l’auteur, sujet qui fait « vendre », moyens publicitaires, retours d’ascenseur…).

      Je suis toujours partant pour un bon plateau fromage (chèvre mais pas que) + pain frais (et surtout pas de vin qui me gâche le goût !!!). Mais il va falloir convaincre Keisha de quitter le calme de sa province pour l’agitation de la capitale.

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  8. Sympa de donner une suite à ce tag, c'est vrai que les questions/réponses pourraient être infinies.:-) Bon, moi je m'arrête au premier tag parce que je vais commencer à avoir l'impression de rentrer dans une autopsychanalyse du blogolecteur ou d'une thérapie de groupe, ou d'un truc genre "confessions d'une blogueuse".^^ Ça reste intéressant de creuser le pourquoi du comment ceci dit, de se poser ces questions à soi-même, de voir comment fonctionnent les autres mais j'avoue que le blog reste pour moi une activité loisir qui accompagne mes lectures (la vraie passion est là), et ça s'arrête un peu là.;-)

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    1. Désolé, pour ton sentiment d'auto-psychanalyse. Je plaide coupable sur ce coup-là. C’est vrai que depuis plus d’un an je traverse un période intense de remise en question qui déborde un peu malgré moi sur tous les sujets annexes.
      Tu n’auras qu’à aller lire les réponses de Marie-Claude et Cuné pour voir que tel n’était pas l’objectif de ce tag. :-D

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    2. Oh nonon, ne culpabilise pas !;-) Ce ne sont pas spécifiquement tes réponses qui m'ont inspirée la mienne, c'est bien l'effet blogogroupe et les réactions générales qui m'ont donné cette impression. Ce n'est pas l'objectif, j'en suis convaincue, mais dans le process, ça y ressemble un peu.;-) Ça m'a amusée de jouer le jeu une fois ceci dit.

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    3. Ooooufff, ça me rassure ! L'essentiel est que tu te sois amusée :-D

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  9. Merci d'avoir joué le jeu!

    Je n'avais jamais réfléchi à la distinction entre blog de lecture et blog littéraire. C'est éclairant et j'adopterai, dorénavant, cette dernière appellation.

    La recherche iconographique est un moment que j'apprécie beaucoup, moi aussi.

    J'ignorais que tu avais eu une première vie bloguesque. Ta deuxième semble plus épanouissante.
    Il faut prendre garde au burn out bloguesque (et je n'en suis pas à l'abri)!

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    1. Au-delà de son contenu, ton blog est pour moi aussi une référence en matière d’iconographie. Je ne sais pas où tu vas piocher toutes tes trouvailles, mais tes photos sont toujours d’une pertinence et d’une originalité qui m’épatent.
      En plus, tu as la chance d’avoir une maquette (sobre comme je les aime) qui les mettent bien en valeur. J’aimerais avoir les capacités nécessaires pour faire de mon chez moi en endroit selon mon envie du moment…

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  10. Je renchéris sur les autres commentaires ? oui, allons-y ! Tout d'abord, cette suite est bien sympa, et il est possible que je prolonge aussi mon premier billet. Pour la chronophagie, c'est un fait avéré, quant au rythme de publication, j'ai bien ralenti, et je ne me sens même plus obligée d'annoncer mes pauses sur le blog, éventuellement un mot sur FB et encore... Je ferais plus volontiers une pause de FB qu'une pause de blog, ceci pour la partie "stop ou encore".
    Contrairement à toi, si je suis toujours attirée par la nouveauté, la rentrée littéraire ne me fatigue pas d'avance, pas du tout... Sais-tu ce que j'adore ? Les nouveautés titres, voire même les nouveaux noms d'auteurs ou les éditeurs inconnus, la sonorité de tout ça... après, je me méfie, ce n'est pas parce qu'un auteur a un nom qui sonne joliment et un titre attractif que je vais forcément adorer son livre !
    Ah, et d'accord aussi, je ne raffole pas de l'appellation "blog littéraire" qui me semble annoncer des billets à rallonge avec analyse détaillée des lectures et zéro découverte pour qui aurait lu en détails le billet !
    Bref, comme Keisha, je crois bien avoir jeté en commentaire des notes pour un futur billet ! ;-)

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    1. J’utilise FB principalement comme source d’information (moins envahissante que Twitter) : actu des éditeurs et des blogs auxquels je suis abonné, et d’autres actus culturelles. Les seuls rares échanges que j’ai sur FB se font au sein des quelques groupes dont je suis membre et plus rarement aussi via la page que j’ai créée pour le blog. Mais même si on ne se connaît pas tous « en vrai », il s’est créé des liens au fil du temps qui font que si l’un de nous reste muet trop longtemps, je commence à m’inquiéter (sans pour autant oser contacter la personne en direct pour ne pas m’immiscer dans sa vie privée). Alors, c’est vrai que si l’un de vous prévient de son absence prolongée sur FB, ça m’évite de gamberger ;-) (Papillon, si tu nous lis :-D )

      J’attends de lire ta contribution à cette deuxième partie de tag !

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